JULIA ORCET

 

Les Samodivas

Les Samodivas sont des sortes de nymphes, tout droit sorties des forêts bulgares, qui envoûtent l’auditeur de leurs voix célestes et de leurs danses sacrées. Elles ont le pouvoir de l’alchimie musicale qui guérit nos maux terrestres.

Trio de voix, elles placent la voix humaine au centre de tous leurs arrangements, et s’accompagnent de percussions originales, parfois d’instruments mélodiques (clavier, basse, guitare…) et plus rarement d’ajouts de sons enregistrés de la nature, ou de leurs propres voix séquencées, qu’elles distillent savamment pour créer un univers musical et scénique original, propice au rêve, à la danse et à l’envoûtement.

Ces trois tempéraments de femmes, d’eau, d’air et de feu prônent humanisme et tolérance en composant
de nouvelles mélodies & textes poétiques dans un métissage culturel unique au monde, allant des bancs de Harlem aux reliefs montagneux de Sofia. Elles ont expérimenté la fusion des genres, des chants bulgares qui ont bercés leurs jeunes années au répertoire sans âge du Gospel qu’elles connaissent humblement, et ont obtenu une musique philosophale, unique au monde, qui peut transmuter la mélancolie en joie et la colère en douce rêverie.

Anglais, bulgare, et quelques dialectes africains, berceaux du mouvement negro-spiritual, se mêlent en des chansons insolites aux polyphonies & polyrythmies colorées. Leur musique est un pont entre chants profanes et sacrés qui s’affranchit de toute étiquette trop réductrice et qui reflète à merveille les parcours insolites de ces trois âmes soeurs, à la vie comme à la scène.

 

Le projet musical

Au niveau des arrangements musicaux, la voix est à l’honneur, soutenue dans chaque composition par des per- cussions ( kass-kass, djembé, caixixi, kalimba, corpo-rythmes…) soulignant les origines africaines du gospel, des instruments bulgares comme le tapan, ou encore d’autres instruments mélodiques plus courant comme la guitare ou le piano.

Les Samodivas misent sur l’aspect à la fois envoûtant & festif de leur spectacle. Les choix d’arrangements mu- sicaux servent à créer des ambiances permettant à la fois de plonger le spectateur dans une rêverie
poétique, mais également dans un univers très dansant et complice.

Une loop station est utilisée avec beaucoup de modération, pour éviter de trop « machiniser » l’univers plutôt naturel et acoustique à la base du projet, mais elle permet un travail de polyphonie et de polyrythmie plus étoffé.

Elles ont tenu également à ajouter de temps à autres, dans leurs arrangements, des sons enregistrés provenant de rencontres ou de voyages comme la nuit des grillons près de Douala ou l’animation du marché de Sofia, qui servent d’illustration sonore et que l’on retrouve dans l’enregistrement de l’album. Une note De Sofia à Harlem.